Burundi fête la Journée mondiale de la liberté de la presse

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M. Fréderic Nahimana, le Ministre de la Communication et des Médias au Burundi.
M. Fréderic Nahimana, le Ministre de la Communication et des Médias au Burundi.

En date du 3 mai 2019, le Burundi s’est joint au monde entier pour célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse, sous le thème « le rôle des médias dans la prise en compte du genre dans les élections et la démocratie ». Le Burundi se prépare d’ici un an pour la tenue des élections, souligne Fréderic Nahimana, le Ministre de la Communication et des Médias

Selon Fréderic Nahimana, le Ministre de la Communication et des Médias, le thème choisi pour cette journée, le rôle des médias dans la prise en compte du genre dans les élections et la démocratie, cadre bien avec la situation qui prévaut au Burundi. « D’abord la Politique Nationale de la Communication vise la parité homme‐femmes dans les médias. En outre, la constitution du Burundi donne aux femmes une place non négligeable dans les instances politiques », fait savoir M. Nahimana en précisant que le Burundi reconnaît le rôle des médias dans les élections. Il indique que la presse libre est l’un des piliers et un signe éloquent de la démocratie.  « Cette journée est célébrée juste une année avant la tenue des élections de 2020 au Burundi. Compte tenu de l’expérience déjà acquise dans la couverture médiatique des élections antérieures, nous interpelons la presse burundaise d’user de son expérience déjà prouvée pour garantir des élections libres, transparentes et apaisées », indique le ministre Nahimana.

Les armes du combat déjà disponibles

La loi sur la presse, la constitution, le code électoral, la déontologie journalistique ainsi que d’autres lois et règlements sont des armes du combat (la couverture médiatique des élections) qui sont déjà disponibles, martèle Frédéric Nahimana.

M.Nestor Bankumukunzi,Président du Conseil National de la Communication CNC au Burundi
M.Nestor Bankumukunzi,Président du Conseil National de la Communication CNC au Burundi

En outre, Nestor Bankumukunzi, leprésident du Conseil National de la Communication CNC abonde aux propos du Ministre Nahimana en invitant les responsables des médias à vite constituer les équipes de journalistes qui vont être affectés à la couverture des consultations électorales de l’an prochain afin de les préparer en conséquences sans disperser les ressources. Il le précise après avoir rappelé que la liberté de la presse commence par le respect de loi. Il souligne aussi que la liberté de la presse sous‐entend la maîtrise du métier de journalisme.

Reprise des activités de l’OPB

M. Nestor Bankumukunzi a exhorté les Journalistes à relancer rapidement les activités de l’Observatoire de la Presse Burundaise (OPB ) ,un organe chargé de veiller au respect des normes ,de l’éthique et de la déontologie, conçu pour une juridiction des pairs, mais qui ne fonctionne plus. Car, selon toujours lui, les professionnels des médias regroupés dans des associations facilitent le travail au CNC et aux journalistes eux-mêmes. Bankumukunzi a conclu son discours en invitant tout partenaire des médias à apporter sa contribution sans tarder afin de faire tomber tout obstacle à une couverture médiatique professionnelle responsable des prochaines élections.

Signalons que cette journée a été sanctionnée par la remise des prix aux journalistes gagnants au concours prix médias Edition 2018, organisé par le Conseil Nation de la Communication (CNC) . Pour la 1ère place, un journaliste recevait un ordinateur laptop, la secondé place un poste téléviseur de 32 pouces quant à la troisième place, une enveloppe de 400.000 FBu lui est octroyé.

Rappelons que la Journée mondiale de la liberté de la presse a été instaurée en 1983 sur demande de la session de la conférence générale de l’Unesco. Et ,le Burundi en est à sa 26ème célébration.

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