« La persistance des défis en matière du développement économique »

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Les devises rapatriées
Les devises rapatriées
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Sept défis minent la vie de la population burundaise, c’est ce qu’a indiqué le patron de l’ONG PARCEM la Parole et Action pour le Réveil des Consciences et Changement des Mentalité, Monsieur Faustin Ndikumana lors d’une conférence de presse qu’il a animé ce jeudi le 23 mai 2019,
à son siège. « La vie devient de plus en plus chère au Burundi »,a-t -il dit

Faustin Ndikumana,président du PARCEM
Faustin Ndikumana,président du PARCEM

Selon M. Faustin Ndikumana, le président de l’association PARCEM, le taux d’inflation tourne autour de 10 % à 20% au moment où le taux de salarisation est de 8%. Le reste des citoyens burundais vivent en situation du débrouillardisme. Ce qui implique que plus de 75% des dépenses ménagées soient orientées dans les denrées alimentaires, a –t-il expliqué

Pour lui, la cause de la vie chère est liée aux sept défis tels que le manque de devises, la pénurie du carburant, la hausse du prix d’électricité, la montée d’impôts et taxes, la corruption, le taux de croissance démographique élevé qui n’est pas proportionnelle à la production agricole. Car selon lui, le secteur agricole n’a jamais connu la réforme. Il a expliqué que la façon dont les burundais cultivaient en 1990 reste la même jusqu’à aujourd’hui en 2019, a-t- il déploré.

Cet activiste de la société civile burundaise a précisé également que l’énergie est indispensable pour le développement du pays et l’amélioration de la vie de sa population. La pénurie du carburant perturbe l’économie comme la hausse des prix. Ce qui renvoie automatiquement à la hausse des prix d’électricité, c’est suite à l’utilisation de l’énergie thermique due à l’insuffisance des barrages hydroélectrique, a -t-il dit. Il n’a pas oublié de signaler que même le charbon devient rare avec la destruction de l’environnement et le problème de transport de ce produit.

L’enclavement enjeux majeurs qui hantent le Burundi

Le responsable du PARCEM a fait savoir que les frais de transport qui s’ajoutent au prix d’achat rendent davantage la hausse de prix. Il demande que l’état puisse exploiter le lac Tanganyika qui reste inexploité jusqu’ à nos jours. Il n’a pas oublié de demander l’entretien et la réhabilitation des routes pour faciliter l’accessibilité dans tout le pays.

Les devise, oxygène du développement

devise

« Un pays sans devise est comme un corps sans vie », a -t-il martelé avant d’indiquer qu’un 1 USD avait passé de 1800 FBu jusqu’à 3000 FBu au marché dit ‘’noir’’ ce qui inquiète les hommes d’affaires. Il a lancé un appel vibrant à la banque centrale du Burundi (BRB) de régler cette déséquilibre de change observé entre le taux de change à BRB et les bureaux de change.

Signalons que le taux de change au marché noir était à 2950 FBu contre USD 1 pour le vendeur et 2960 FBu contre USD 1 pour l’acheteur tandis que à la Banque de la République du Burundi BRB en date du 31 Mai 2019 la situation était la suivante :

Monnaie Acheteur Vendeur
1USD 1824,923 FBu 1854,36 FBu
1EURO 2030,683 FBu 2063,44 FBu

  Jean Marie Vianney Niyonkuru,Stagiaire

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