Le commerce transfrontalier contribue à l’autonomisation des femmes burundaises

0
90
Vie partielle de 100 femmes bénéficiaires du projet mpaka shmba letu
Vie partielle de 100 femmes bénéficiaires du projet "mpaka shamba letu"

L’Association des Femmes Rapatriées du Burundi (AFRABU) a procédé ce lundi le 15 juillet 2019 à Gatumba, commune Mutimbuzi en province Bujumbura, au lancement officiel du projet “Mpaka, Shamba Letu” sous le thème “Consolidation de la paix à travers le petit commerce transfrontalier dans la région des Grands-Lacs”. 100 femmes et 60 hommes sont des bénéficiaires directes de ce projet

Mme Godelieve Manirakiza,Représentant Légale de l'AFRABU
Mme Godelieve Manirakiza,Représentant Légale de l’AFRABU

« Appuyé par l’ONG International Alert, ce projet sera bénéfique pour 100 femmes et 60 hommes pour une durée de 4 ans et se réalisera dans 8 lieux de la zone Gatumba qui sont transfrontaliers de la République Démocratique du Congo », a indiqué Mme Godelieve Manirakiza, la représentante Légale de l’AFRABU.

“Aucun moyen financier dédié à soutenir ses hommes et femmes adhérés dans le projet « Mpaka, Shamba Letu » qui signifie en français (la frontière notre gagne-pain/ source de revenus). Plutôt, l’AFRABU donnera la formation aux différents intervenants dans le domaine de commerce transfrontalier”, a renchéri Mme Manirakiza avant de préciser que ces formations seront données aux officiels de la frontière ainsi qu’aux administratifs à la base. Sur cela, elle met un accent particulier au employés de l’office burundaise de recettes Obr, aux policiers de la brigade spéciale anticorruption du Burundi et ceux de la RDC etc.

La plus-value de l’AFRABU

Au côté des 100 femmes bénéficiaires du projet « Tushiriki Wote » pris fin le 20 juin 2019, Mme Francine Maneno l’une de ces dernières, a vivement salué l’apport de l’AFRABU au développement de la femme au Burundi. Elle a souligné que ce projet a été bénéfique pour beaucoup de femmes. L’AFRABU leur a soutenu dans l’accompagnement. Certaines de ces femmes l’avouent en ces termes “Maintenant nous travaillons dans la clarté en payant des taxes alors qu’auparavant nous faisions le commerce en dehors de la loi”.

Avec cet accompagnement, ces dernières ont pu créer une coopérative et constituer des associations avec lesquelles chaque membre peut bénéficier un crédit pour s’auto développer. C’est l’exemple de M. Philippe Kigaganyura qui a pu envoyer ses enfants à l’école grâce à la participation de sa femme aux activités de cette association. Il fait savoir que l’un de ses deux enfants vient de terminer l’université et l’autre la terminera l’année prochaine.

Richard Nsengiyumva,Stagiaire

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here