Burundi : Bientôt la valorisation de la médecine traditionnelle

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Le ministre en charge de la Santé Dr.Thadée Ndikumana
Le ministre en charge de la Santé Dr.Thadée Ndikumana: «Depuis longtemps les Barundais se servaient de médicaments traditionnels et guérissaient

Docteur Thaddée Ndikumana, ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida répondait aux questions orales à la chambre basse du parlement ce mardi le 27 Août 2019.Ces questions portées sur les millions de cas de malaria observés au Burundi, le choléra signalé en mairie de Bujumbura. Et, il s’est exprimé sur l’introduction d’un nouveau département de médecine traditionnelle et alimentation naturelle ainsi que l’urgence mondiale de lutte contre la maladie à virus Ebola qui se manifeste en République Démocratique du Congo

Le ministre en charge de la Santé Dr.Thadée Ndikumana

Dr.Thadée Ndikumana, le ministre en charge de la Santé : «Depuis longtemps les Barundais se servaient de médicaments traditionnels et guérissaient”

Lors des questions orales adressées au ministre de la santé publique et de lutte contre le sida, Dr. Thaddée Ndikumana a signalé que son ministère compte ouvrir un département de médecine traditionnelle et alimentation naturelle comme l’a recommandé le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza. « Car depuis longtemps les Barundais se servaient de ces médicaments et guérissaient. Aussi les médicaments modernes que nous utilisons proviennent en grande quantité des herbes de l’Afrique sauf les produits synthétiques qu’on y mette », a -t-il précisé. Comme préparatif, le ministère en charge de la santé publique a mis en place à l’Institut National de la Santé Publique (INSP) un laboratoire chargé de tester les médicaments traditionnels pour assurer le dosage et leur qualité. Aussi un cadre administratif des médecins traditionnels a été instauré et est reconnu par la loi, a -t-il indiqué.

Cette médecine traditionnelle utilisera seulement comme médecin ceux qui soignent les gens à partir des plantes et non les devins qui font certaines pratiquent qui dépassent l’entendement mais figurant dans la culture burundaise.

Selon le ministre Ndikumana, le choléra a été vite maitrisé. “235 cas de choléra sont enregistrés et soignés gratuitement en mairie de Bujumbura et à Rugombo”. Cela a été accompagné par des mesures empêchant sa propagation notamment la fermeture des bars et restaurants qui ne remplissent l’éthique hygiénique, a -t-il poursuivi.

La franche collaboration du Burundi avec la RDC pour contrecarré la maladie à virus Ebola

Concernant l’urgence mondiale à lutter contre la maladie à virus Ebola, le ministre Ndikumana a signalé que le Burundi va collaborer étroitement avec la RDC pour partager l’expérience de la prévention. Aussi le 1er vaccin est accordé au médecin chargé de soigner les porteurs de ce virus.

Dès l’année scolaire 2020-2021, fermeture des écoles paramédicales au Burundi

Le ministre de la santé Publique et de la lutte contre le Sida a fait savoir que compte tenue d’un nombre à peu près 13.000 détenteurs d’un diplôme de A2 qui n’ont pas d’emploi, dès l’année scolaire 2020-2021, toutes les écoles paramédicales tant nationales que privée seront fermées. Ces détenteurs de A2 suivront les études universitaires pour postuler ailleurs car dans la Communauté Est Africaine, l’infirmier est celui qui a fait l’Université sauf l’Ecole Paramédicale de Gitega et d’autres qui le peuvent seront transformées en Ecole Professionnelle de la Santé pour former les personnels d’appui. Parmi ces écoles figurera le département de la médecine traditionnelle et d’autres.

Richard Nsengiyumva,Stagiaire

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