Gitega : la justice burundaise au maintien de la paix et de la sécurité

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Nestor Kayobera, Directeur Général de l’organisation judiciaire au ministère de la Justice et avocat de l'Etat.
Nestor Kayobera, Directeur Général de l’organisation judiciaire au ministère de la Justice et avocat de l'Etat.

Lors d’une rencontre avec les magistrats et juges des cours et tribunaux des provinces du centre du pays sous le thème “le rôle de la justice dans le maintien de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et le développement du pays avant, pendant et après les élections”, ce mercredi 30 Octobre 2019 à Gitega. Les professionnels de la justice doivent être guidés par la loi, la déontologie et d’autres textes régissant leur profession

marteau-juge
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Nestor Kayobera, Directeur Général de l’organisation judiciaire au ministère de la Justice et avocat de l’Etat a rappelé : « Tout le personnel de la justice de ces provinces du centre doit être guidé par la loi et la déontologie régissant son profession ainsi que la Constitution du Burundi dans ses activités. Les magistrats et les juges doivent aussi être guidés par les valeurs morales telles que l’intelligence, l’honnêteté, l’enquête morale et la déontologie professionnelle de la justice ». Il a ajouté aussi qu’ils doivent toujours garder la neutralité par rapport à la politique et lutter contre la corruption comme la loi le stipule.

Nestor Kayobera, Directeur Général de l’organisation judiciaire au ministère de la Justice et avocat de l'Etat.
Nestor Kayobera, Directeur Général de l’organisation judiciaire au ministère de la Justice et avocat de l’Etat.

Selon toujours Nestor Kayobera, la corruption se manifeste dans le domaine juridique. A titre exemplatif un magistrat de la Cour d’Appel de Gitega a été attrapé en train de demander un pot de vin à un détenu de la province Ruyigi; ce magistrat a été automatiquement révoqué de la fonction publique. Un autre cas est celui du président du tribunal de commerce et un greffier qui sont en prison accusés d’avoir détournés un montant de 500 millions BIF du tribunal et autres.

Les dossiers des magistrats en détention s’observent toujours

Kayobera a souligné que le Conseil Supérieur de la magistrature au Burundi a ordonné que les dossiers des magistrats en détention soient traités dans un délai ne dépassant pas deux mois, mais qu’aujourd’hui s’observe aussi des dossiers pareils. Kayobera a rappelé aussi tous les juges et magistrats qu’il leur est strictement interdit d’appartenir aux partis politiques, ce qui pourrait constituer un défi à leur neutralité. Il a souligné que les activités au tribunal de grande instance de Gitega sont au bon fixe, se réjouit-il.

Richard Nsengiyumva, Stagiaire

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