Burundi : La représentativité des femmes en journalisme reste faible

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Diane Ndonse,Présidente de l'AFJO:
Diane Ndonse,Présidente de l'AFJO:"Les responsables des médias devraient prendre en compte la dimension genre lors des recrutements.
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À peu près 58 journaux parlés et télévisés en kirundi et 52 émissions radiodiffusées et ou télédiffusées ont été suivis pour chaque média. La place de la femme dans la presse audiovisuelle, elle oscille autour de 22.42% dans les journaux parlés et télévisés. Dans les émissions radiodiffusées, la place de la femme a connu une chute de 19% jusqu’à 16.9%

Nestor Bankumukunzi,Président du CNC
Nestor Bankumukunzi,Président du CNC

Le rapport de monitoring trimestriel des médias comporte trois parties principales dont les prestations des médias suivant les critères d’intégration de la dimension genre, le traitement des sujets en rapport avec le processus électoral et les manquements et fautes professionnelles commis.

Jacques Bukuru déplore que les sujets traités soient dans leur ensemble des commandes des institutions ou organisations diverses. Car, précise-t-il, les initiatives des rédactions ont été rares ces trois derniers mois. Selon lui, ce sont ces initiatives qui permettent le traitement des sujets d’intérêts public. « Le journalisme assis ne permet pas d’avoir de bonnes informations susceptibles d’inspirer de bonnes décisions de la part des autorités », indique Bukuru avant d’ajouter que les moyens sont précaires mais des efforts supplémentaires doivent être faits par les médias.

La volonté des responsables des médias s’avère importante pour y avoir une place des femmes

Les faibles moyens portent peu chez Diane Ndonse, la présidente de l’association burundaise des femmes journalistes (AFJO). Selon elle, les efforts fournis lors des recrutements ou lors du déploiement des hommes sur terrain devraient être les mêmes chez les femmes. Et elle demande aux responsables des médias de prendre en compte la dimension genre.

Espérance Ninahaze, membre de l'AFJO  « Ces domaines susmentionnés les femmes peuvent s’exprimer librement car c’est leur vie quotidienne »
Espérance Ninahaze, membre de l’AFJO
« Ces domaines susmentionnés les femmes peuvent s’exprimer librement car c’est leur vie quotidienne »

Quant aux inquiétudes des journalistes comme quoi les femmes sont réticentes devant leurs micros, Espérance Ninahaze membre de l’AFJO trouve que les domaines de développement, santé, et économiques auxquels les femmes peuvent s’exprimer aisément ne sont plus exploités. Elle estime que ces derniers méritent d’être pris en compte ces jours-ci. « Ces domaines susmentionnés les femmes peuvent s’exprimer librement car c’est leur vie quotidienne », a-t-elle souligné.

Le Conseil National de Communication, CNC demande aux responsables des médias de toujours repenser les pratiques journalistiques. Ils doivent être capables de mesurer l’impact des informations et des émissions produites et diffusées.  Cependant, il recommande la production des informations et des émissions sensibles au genre. De plus, les femmes et les jeunes doivent avoir la parole, a -t-il conclu.

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