Bujumbura : commerce des maïs grillés fait vivre des familles

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les femmes sont entrain de griller les maïs
les femmes sont entrain de griller les maïs
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Lors d’une descente effectuée à l’avenue Monseigneur Buconyori, ce 13 janvier 2020 à cette avenue, le constat est que les femmes et filles mères s’engagent dans le commerce des maïs grillés. La plupart de ces femmes pratiquent ce commerce tout près des routes et d’autres s’installent à côté des bistrots. A part la recherche de quoi mettre sous la dent, elles s’inquiètent de leur étant de vie.

maïs grillés tout près de la rivière Ntahangwa

les maïs grillés tout près de la rivière Ntahangwa

Selon Mme Christine Uwimana vendeuse des maïs grillés, à l’Av. Monseigneur Buconyori, le métier de vente des maïs grillés est difficile. « Nous avons opté le commerce de ces maïs pour pouvoir trouver de quoi à manger. Mais, les risques nous guettent toujours ». Mme Uwimana fait savoir qu’elle a toujours peur d’être cognée par les voitures ou motos. Car, nos marchandises sont étalées à côté des routes, a-t-elle confié.

Cependant, répondant aux questions de notre rédaction pour savoir pourquoi ces femmes continuent à exercer ce métier « dur et risquant », Mme Uwimana a indiqué qu’elles s’en occupent pour avoir la survie car elles n’ont pas d’autres emplois.

 Le chef de quartier, Evariste Ndayitije dit que ce commerce ne cause pas de problème en rapport avec la santé publique. Il explique qu’après le grillage de ces maïs, elles ramassent tous les déchets pour la propreté de son espace de travail.

Néanmoins, le risque d’être cogné par les véhicules ou les motos fait l’objet de l’interdiction de la pratique de ce commerce, souligne le chef du quartier. « Parce que ce métier peut être la cause d’accident ». Ici le chef de quartier donne un exemple de ce qui est arrivé dernièrement dans la zone de Musaga. Dans cette zone, les vendeuses de maïs grillés étaient en train de travailler comme d’habitude et un véhicule les a cognés. Certaines d’entre elles et ses clients ont trouvés la mort sur place, déplore le chef de quartier.’’


La recherche de quoi bouffer, un combat de tous les jours

Les femmes et filles mères qui pratiquent ce métier en tirent de quoi à manger et quelques frais pour payer leurs loyers. Ces dernières s’arrangent à ce qu’elles trouvent les maïs soit au marché de la ville ou à la campagne. Notons que ce soit pendant la saison sèche ou pluvieuse, les maïs ne manquent pas dans les endroits ci-haut cités.

Un des acheteurs de maïs a révélé qu’en ville, certains achètent les maïs par le fait qu’ils manquent de quoi à manger, ou parce qu’ils désirent le goût de maïs. Car, dit-il, les maïs ont une odeur attirante.

A côté des bistrots, GB un des buveurs rencontrés en train d’acheter ces maïs a fait savoir qu’il n’a pas d’argent pour acheter les brochettes, sans toutes fois nier que ces bistrots vendent de la bière de banane (locale). Or, la bière locale va de pair avec la nourriture naturelle, ajoute-il.

En matière de la santé, aucune protection envers les marchandes de maïs, elles ne sont pas assurées, en plus de cela elles ne sont pas reconnues par l’administration car elles ne donnent pas des taxes municipales ou communales. Dans ce cas, la perte ou l’accident incombe la marchande personnellement.

L’administration locale n’apprécie pas ce type de commerce car ce commerce n’est pas imposable, en plus ce commerce risque de causer des accidents parce que ce dernier se pratique au bord de la route ou à côté des bistrots. L ’hygiène de ces  vendeuses reste à désirer.

                                                                                                                        Marie Diane Akimana, Stagiaire

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