Burundi : une contribution de 500 FBu sème des mésententes au sein des syndicats

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Dr Sixte Vgny Nimuraba,président de la CNIDH
Dr Sixte Vgny Nimuraba,président de la CNIDH
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Dans ces derniers jours, certains enseignants des syndicats CEPEDUC et SYGEPEBU se sont insurgés contre leur adhésion à la Coalition Syndicale des Enseignants pour la Solidarité Nationale, COSSESONA. Cette adhésion a été jugée forcée par certains enseignants.La Commission Nationale Indépenante des Droits de l’Homme (CNIDH) prend en main la question.

Dr Sixte Vgny Nimuraba,président de la CNIDH
Dr Sixte Vgny Nimuraba,président de la CNIDH


Selon le président de la CNIDH, Dr Sixte Vigny Nimuraba, certains enseignants affirment qu’ils n’ont pas été consultés afin de pouvoir donner leurs doléances et s’engager où se désengager en cas de besoin dans la COSSESONA. C’est par après qu’ils ont déposé leurs plaintes à la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’homme (CNIDH). Cette commission, après avoir reçu les plaintes de ces derniers, a mis en place une commission qui avait un délai de 7 jours ouvrables pour présenter le rapport. Ce rapport a été présenté lors de la séance plénière de ce lundi 20 janvier 2020.

Après l’analyse des résultats de l’enquête, la CNIDH a apprécié l’initiative de la Coalition Syndicale des Enseignants pour la Solidarité Nationale, COSSESONA.   Cependant, la CNIDH regrette que le mémorandum d’entente signé lors d’une réunion tenue à Kayanza qui prévoit le retrait de  500 FBu  comme contribution mensuelle à tous les enseignants syndiqués ou non syndiqués ne  respectait pas les lois et conventions en vigueur en matière sociale au Burundi, poursuit Dr Nimuraba.

En plus, tout en adhérant à la politique gouvernementale de solidarité nationale, la retenue à la source d’un employé est conditionnée par son consentement préalable concrétisé par un document écrit et signé, à l’instar de ce qui se fait comme contributions syndicales, dit le président de la CNIDH.

La CNIDH regrette aussi les propos jugés diffamatoires qui seraient tenus par les dirigeants des syndicats non membres de la COSSESONA sur les réseaux sociaux à l’endroit des responsables de ladite coalition.

Après observations, la CNIDH a formulé certaines recommandations aux différentes institutions compétentes dont la prise de toutes dispositions nécessaires pour que l’adhésion à la coalition et à l’initiative de solidarité nationale soit libre, volontaire et personnelle conformément aux lois et conventions en matière sociale qui sont en vigueur au Burundi, l’arrêt de retenue à la source des enseignants en attendant la signature des fiches d’engagement individuel dûment signées par les enseignants intéressés, la libération des syndicalistes dans les cachots du commissariat général de la police judiciaire, le respect de la volonté des enseignants qui décident de se désengager dans leurs syndicats, la revendication des droits dans le strict respect de la loi en privilégiant un dialogue constructif et aussi le retrait de la plainte portée contre les présidents des syndicats SYGEPEBU et CEPEDUC.

Egide Nduwarugira, Stagiaire

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