MEAE : le gouvernement burundais s’apprête à la riposte contre les criquets pèlerins

0
521
Les criquets pèlerins
Les criquets pèlerins
Advertisement

Ces jours-ci, les criquets pèlerins (schistocerca gregaria) ravagent les cultures dans les pays voisins dont la Somalie, le Kenya, l’Érythrée ainsi que le Soudan. Le Burundi se prépare à faire face à ce danger imminent, a indiqué le ministère de l’environnement, agriculture et élevage (MEAE). Le ramassage des criquets pour l’alimentation humaine et animale figure parmi les méthodes efficaces pour sa riposte.

Déo Guide Rurema,le Ministre en charge du mistèere de l'environnement ,agricultureet élevage
Déo Guide Rurema,le Ministre en charge du mistèere de l’environnement ,agricultureet élevage

Dans un point de presse qu’il a animé ce mardi 4 février, le ministre de l’environnement, agriculture et élevage Deo Guide Rurema a fait savoir que la présence de ces criquets pèlerins est à combattre à tout prix. En guise de rappel, le ministre indique que l’événement de ces criquets a eu lieu dans la deuxième moitié du 19ème siècle, sous le règne du roi Mwezi Gisabo notre pays a connu la première invasion la plus dévastatrice tandis que la deuxième est apparue au tour des années 1986 

Le ministre Rurema ajoute que pour la seconde apparition de ces criquets, l’une des options envisagées a été le ramassage de ces insectes ainsi que leur consommation. Il précise également que différentes activités de prévention et de lutte sont encours de planification entre autres : la mise en place d’un comité technique de surveillance, d’alerte et de lutte contre ces criquets nomades, la mise en place d’une commission multi sectorielle afin de coordonner les interventions composées par les hauts cadres du ministère et les partenaires activement impliqués dans le domaine agricole.

“Les criquets ! Rammassez-les et mangez-les !”

 Le MEAE n’a pas oublié de mettre en place d’un plan de contingence pour la lutte contre ces ravageurs des cultures. Et de mener les visites d’échange d’expérience dans les pays qui font face à ce genre de fléau. Le ministre Rurema a ajouté qu’ils ont pensé à la mise en place d’un système d’alerte précoce pour la communication sur les invasions éventuelles des criquets. Sans toutefois oublier la sensibilisation des agriculteurs sur les méthodes de lutte y compris l’utilisation des plantes phytopesticides comme le Neem, le ramassage pour l’alimentation humaine et animale.

Selon toujours lui, le renforcement des infrastructures de recherche et de développement des méthodes de luttes contre ces insectes est dans les priorités.

En outre, le ministre Deo Guide Rurema a identifié d’autres méthodes de lutte notamment la lutte mécanique par le ramassage, la lutte chimique en utilisant les produits phytosanitaires cependant la lutte chimique n’est pas privilégiée pour des raisons qui suivent :

-Dans la plupart des cas elle exige la pulvérisation à grande échelle employant même des avions, cela peut occasionner l’intoxication humaine sans pour autant oublier la pollution de l’environnement.

– Les insectes qui sont tués sont des proies aux oiseaux et mêmes aux hommes

-Ainsi comme ces insectes contiennent des résidus des pesticides, ils peuvent provoquer la mort chez les consommateurs.

Le ministre Deo Guide Rurema interpelle les organisations partenaires du Burundi comme la FAO (Food agriculture organisation) et la FIDA (fond international pour le développement agricole) à participer dans la mise en place et l’exécution du plan de contingence contre ce fléau.

Le Gouvernement du Burundi à travers le ministère de l’environnement, de l’agriculture et l’élevage tranquillise la population que ces criquets ne sont pas encore arrivés sur le sol burundais. Il appelle les services techniques de ce secteur et la population de rester vigilants et rapporter toute attaque aux services du ministère de l’environnement, de l’agriculture et l’élevage à leur proximité.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here