AFJO: les stéréotypes sexistes sont à éviter dans les médias Burundais

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Agathonique Rurakukuza
Agathonique Rurakukuza
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L’Association des Femmes Journalistes (AFJO), appelle les Directeurs des Médias à soutenir les femmes et filles journalistes surtout en les plaçant dans les instances de prise de décisions. Et de réserver la place des femmes lors de l’affectation des journalistes sur terrain pendant la couverture médiatique des élections de 2020.

Diane Ndonse, Présindente de l'AFJO
Diane Ndonse, Présindente de l’AFJO


Selon Diane Ndonse, la présidente de l’AFJO, les femmes ne sont pas bien représentées dans les médias. Se basant sur l’enquête faite par ladite association, le nombre d’hommes est supérieur à celui de femmes, soit 82% pour les hommes et 18% pour les femmes et parmi elles, un nombre minime est dans les instances de prise de décisions. Peu de femmes sont des cheftaines des médias ou certains programmes de ces derniers, indique Ndonse lors d’une rencontre d’échange sur l’intégration de la dimension genre dans la couverture médiatique du processus électoral au Burundi ce Jeudi 26 Mars 2020 à Bujumbura.

De ce fait, la présidente de l’AFJO, propose qu’il devrait avoir une sensibilisation pour améliorer la situation, car les femmes elles aussi, peuvent participer dans le développement du pays d’une façon satisfaisante.

Aghatonique Barakukuza, experte sur l’intégration de la dimension genre dans les contenus médiatiques a félicité l’AFJO pour son initiative d’encouragement des femmes et filles journalistes dans le secteur des médias et a indiqué que les stéréotypes sexistes sont à éviter dans médiatique. Barakukuza demande de ne pas utiliser les adages burundais liés au genre comme” Nta nkokokazi ibika isake ihari ” , ” Umwigeme n’uwo gusasa”. Ces adages peuvent toucher la psychologie d’une femme ou fille et par conséquent, elle peut décider de se désengager dans telle ou telle autre activité à cause du langage utilisé par le journaliste, et tous cela peuvent freiner le genre féminin à donner ses doléances, souligne Barakukuza.
Lors de la couverture médiatique, il devrait y avoir la présence d’une voix masculine ainsi que féminine souhait l’experte.
Au cas où telle ou telle autre femme refuse de donner son point de vue sur un sujet quelconque, il faudrait faire recours à une autre car il y en a celles qui sont aptes, répond Barakukuza sur les accusations envers les femmes et filles disant qu’elles se mettent à l’écart elles-mêmes sur certains sujets.

Cette experte invite les journalistes de faire à ce que l’auditeur ou le lecteur en cas de presse écrite, entende la présence de la dimension genre dans les contenus mediatiques, soit observateurs et observatrices ou électeurs et électrices au lieu de prendre ces mots d’une façon générale.


Egide Nduwarugira, Stagiaire

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