Burundi-élection : l’intolérance politique persiste pendant la campagne électorale

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Thérence Manirambona,porte-parole du CNL
Thérence Manirambona,porte-parole du CNL
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Après 11 jours de la campagne électorale, des violences se manifestent dans les différents coins du Burundi. Le parti CNL (Congrès  National pour la Liberté) et le ministère de l’intérieur ne s’entendent pas  sur cette question dénonce le comportement de ce parti en cette période électorale.

Thérence Manirambona,porte-parole du parti CNL
Thérence Manirambona,porte-parole du parti CNL

Lundi  6 mai 2020, Pascal Barandagiye, le ministre ayant l’intérieur dans ses attributions a averti le parti CNL sous prétexte qu’il perturbe l’ordre et la sécurité durant ces moments de campagnes électorales. C’était lors d’une conférence de presse animée par ledit ministre.  Barandagiye annonce que l’intolérance politique s’est  manifestée dans 7 provinces dont Kirundo, Cankuzo, Kayanza, Bujumbura, Rumonge, Ngozi et Gitega. Selon Barandagiye, les jeunes affiliés au parti CNL (Inyankamugayo) sont les auteurs de cette barbarie.

 De l’autre côté, Térence Manirambona, porte-parole du parti CNL, dans un point de presse tenu dans l’après-midi de ce vendredi 8 mai 2020,  indique que le parti CNL a été fort surpris par le constat du ministère de l’intérieur. Il souligne qu’avant l’animation de la  conférence de presse par ledit ministre, le parti CNL lui a donné toute une liste des cas de violences  dont le parti CNL ainsi que ses militants subissent sur le terrain de campagne. Cependant, rien n’a été dit lors de l’animation  de la conférence de ce ministère.  Selon le parti CNL, Barandagiye n’a fait qu’accuser le parti CNL d’être l’auteur de tous les maux, malgré les plaintes fournies par le CNL au dit ministère, déplore Térence Manirambona.

“Peut-être il y en a ceux qui ont peur que le parti CNL va battre le record. Beaucoup de burundais ont appris par cœur les projets de société du CNL d’où la déstabilisation dudit parti par certains administratifs et jeunes affiliés au parti au pouvoir” réponse de Manirambona à la question de savoir ce qui est à la cause des accusations à l’endroit des militants de CNL.

 Quelques jours après le début de la campagne électorale,  Pierre Nkurikiye, porte-parole du ministère de la sécurité publique a accusé le parti CNL d’être en train de perturber le processus électoral. Il a donné l’exemple où les militants du CNL sont présumés  auteur de la mort d’une personne à Kirundo en commune Ntega.

 Térence Manirambona rejette les propos du porte-parole du ministère de la sécurité publique. Ladite personne n’est pas morte car elle sous traitement médical à Ngozi. Les jeunes militants du parti au pouvoir (Imbonerakure) ont été interceptés par la police sur place en possession de fusils de fabrication locale (Mugobore), des lances, des machettes et des gourdins lors dudit forfait commis par ces derniers. Manirambona  déplore l’arrestation  d’au moins 14 des militants du parti CNL après un pareil cas. Le parti CNL demande au gouvernement de faire respecter les engagements Kayanza en décembre 2019. Il demande aussi la libération de ses militants arrêtés dans les différents coins du pays dont le nombre s’élève à plus de 200, dès le début de la campagne électorale.

Le ministre Barandagiye appelle les propagandistes au respect de la feuille de la route signée par ces derniers le 23 décembre à Kayanza, et de consulter les administratifs en cas de besoin pour les remettre dans leurs droits.

Egide Nduwarugira, Stagiaire

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