Burundi : Ntega-Marangara, deux communes, cibles de la crise de 1988

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Fosse commune excavée en commune Ntega
Fosse commune excavée en commune Ntega
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La Commune Ntega de la province de Kirundo et Marangara de la province de Ngozi sont des communes qui ont connu des actes de tueries du mois d’août 1988.

Sur la colline Burenge de la commune Marangara, la Commission Vérité et Réconciliation CVR a lancé officiellement ce mardi 2 juin 2020 , les activités de l’exhumation des restes humains. Une des fosses excavée date de la période de la crise de 1988 . C’est après les informations fournies par les autorités administratives à la CVR que des citoyens qui étaient en train de préparer un terrain pour la construction d’une salle de réunion de la commune Marangara, ont trouvé des restes des corps humains ainsi que les habits. Clément Noé Ninziza, vice président de la CVR indique que la province de Ngozi connaît plus de 300 fosses communes et que seule la colline de Burenge en compte plus de 6.
Emmanuel Ntaconsanze, administrateur de la commune Marangara indique que cette dernière connaît beaucoup de fosses communes du fait que la barbarie du mois d’Août 1988 a emporté beaucoup de vies humaines et les victimes ont été jettés dans ces dernieres.
Les tueries ont aussi touché la commune frontalière, celle de Ntega de la province de Kirundo.

Nsavyimana Jean Baptiste, un des rescapés de cette crise de 1988 a confié aux médias comment il a survecu:
“A cette époque, j’avais 32 ans avec 5 enfants. J’étais dans la maison, endormi et j’ai entendu des gens Soudain, j’ai vu des militaires et m’avait demandé mon appartenace politique et du coup j’avais répondu UPRONA, ils m’ont donné le baillonette et m’obligèrent de tuer mon fils aîné et je les ai répondus que je ne peux pas. Puis, ils l’ont tué eux-mêmes à l’aide des machettes. Ils m’ont béni sur la tête avec une machette, et m’ont poignardèrent et quittèrent ma maison espérant qu’ils m’ont déjà achevé . Heureusement, j’ai pu retrouver la force et ma femme m’a aidé jusqu’à ce que j’arrive à l’hôpital “, témoigne -t-il.Nsavyimana indique qu’il a eu par la suite 2 enfants avec sa femme.
Elie Mugishawimana, un autre rescapé qui était âgé de 10 ans et venait de terminer la troisième année primaire à cette époque indique que la plus part de cas, les soldats utilisaient les épées et les machettes pendant les massacres mais s’il y en avait ceux qui tentaient de fuire, ces militaires faisaient recours à leurs fusils.

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Albert Nduwimana, gouverneur de la province de Ngozi appelle à la sérénité les habitants de Ngozi en général et ceux de Marangara en particulier. “Ce n’est pas le moment des accusations mais une occasion pour savoir la vérité sur ce qui se sont passés en vue de se renconcilier. Beaucoup parmi les auteurs de ces crimes ne sont plus vivants “souligne Nduwimana.

Egide Nduwarugira , Stagiaire

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