Burundi : le centre pour le développement des entreprise appelle a des facilites pour le commerce transfrontalier

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Les femmes qui exercent le commerce transfrontalier
Les femmes qui exercent le commerce transfrontalier
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Le centre pour le développement et les entreprises dans la région des grands lacs (CDE) appelle les pays de cette communauté à la suppression des barrières qui rendent difficile le commerce transfrontalier. Ce centre a lancé la campagne « Fungua Njia » pour inviter les pouvoirs publics à reconnaître le rôle du commerce transfrontalier comme dans le développement et de prendre des mesures facilitant ce commerce et sa promotion.

Prof Léonidas Ndayizeye
Prof Léonidas Ndayizeye

“Le commerce transfrontalier joue un rôle fondamental dans la vie de ceux qui le pratiquent. Malgre cela, les commercants rencontrent des défis comme le manquent d’infrastructures, l’existence des conflits et des barrières non-tarifaires”, indique Léonidas Ndayizeye , professeur de l’Université du Burundi dans la faculté des sciences économiques et de gestion, lors d’un atelier d’analyse des contraintes du commerce transfrontalier au Burundi ce lundi 15 /6/2020.

Le CDE invite les pays de la CEPGL a la suppression des barrieres.

Le projet ” Fungua njia”, “Ouvrez les chemins” en français est mis en place par le CDE pour inciter les pays de l’Afrique des Grands Lacs a supprimer des obstacles que rencontrent les commercants. Ces obstacles entravent les activités de ceux qui pratiquent ce commerce transfrontalier, explique Ndayizeye.
Ce professeur de l’Université Nationale rassure qu’une fois suprimées ces barrières, le nombre des commercants devont augmenter et les commerçants y trouveront plus du gain. Il demande alors aux gouvernements des pays de la régions des grands lacs en général et le Burundi en particulier de faciliter le commerce transfrontalier et de sa promotion.

Pourquoi la campagne “fungua njia”?

Aimable Manirakiza, Directeur Exécutif du CDE explique le but de la campagne "Fungua Njia"
Aimable Manirakiza, Directeur Exécutif du CDE explique le but de la campagne “Fungua Njia”

L’objectif de la campagne « fungua njia » est d’inviter les pouvoirs publics à reconnaître le rôle du commerce transfrontalier comme un des piliers du développement et de prendre en même temps des mesures de le faciliter et de le promouvoir. Le commerce transfrontalier joue un rôle fondamental dans la réduction de la pauvreté et l’amélioration la sécurité alimentaire dans toute l’Afrique et dans la région des Grands Lacs, a indiqué Aimable Manirakiza, directeur exécutif du CDE.
« Même s’il est majoritairement informel dans le sens où ceux qui le pratiquent ne sont pas enregistrés et ne paient donc pas d’impôt, le caractère informel ne signifie pas que ce genre de commerce est inutile ou illégal », a explique le professeur Léonidas Ndayizeye, expert en économie.

Selon lui, ce commerce n’est pas illégal car, explique –t-il, « le gros de ce commerce passe aux agences ouverts à ces frontières ». Il ajoute en outre qu’il est pratiqué à petite échelle, d’où l’appellation de petit commerce.
L’expert Ndayizeye rappelle d’autres difficultés qui sévissent les pratiquants de ce commerce. Il cite entre autres les tracasseries, les pots de vin, les harcèlements sexuels chez les femmes qu’ils rencontrent au cours de leur activité et les longues procédures pour avoir des documents leur autorisant la pratique de ce commerce formellement.


Rôle et état du commerce transfrontalier en Afrique et dans la région des Grands Lacs

Au Burundi, les statistiques de l’ISTEEBU et de la BRB montrent qu’en 2018, les échanges transfrontaliers informels s’évaluaient à plus de 92 800 millions de Francs burundais, les exportations représentant 27 500 millioms de BIF et les importations 65 200 millions BIF.
Ce commerce transfrontalier constitue ainsi un des aspects importants de l’environnement social et économique.Il est dès lors important de le soutenir par des mesures appropriées pour exploiter tout son potentiel en matière de développement. Aussi, même si ce commerce est perçu comme un moyen de subsistance, il s’ agit au moins sur deux aspects essentiel à savoir : l’accessibilité de la nourriture et sa disponibilité
Le conférencier a souligné que les femmes, y sont particulièrement actives car, selon l’étude du Trade Mark East Africa (TMEA), les femmes réalisent à hauteur de 74 % des échanges informels. Et parmi les pratiquants du commerce transfrontalier subviennent a leurs besoins tels que l’alimentation, la scolarisation des enfants, l’habillement, le logement etc, aux frontières du Burundi, RDC, Rwanda les femmes représentent 80%.

Réformes pertinentes à prendre

la frontière séparant la RDC et l'Uganda
La frontière séparant la RDC et l’Uganda

La réduction du nombre d’agences présentes aux frontières. La précision claire du genre de paiement et le lieu. Et la prise des mesures allant dans le sens d’une amélioration des infrastructures aux postes-frontières, figurent parmi les réponses urgentes pour ce commerce transfrontalier comme l’a proposé Professeur Léonidas Ndayizeye. Il a ajouté que la professionnalisation accrue des agents et une forte sensibilisation aux problématiques de genre ainsi qu’une hausse du nombre de femmes au sein de l’administration faciliteront ce metier. « La coopération et la coordination transfrontalière doivent être renforcées », recommande-t-il . Ainsi, poursuit-t-il, la formation et le soutien aux commerçants, à travers les associations de commerçants et l’expérimentation des solutions innovantes : de l’intérêt de zones d’activité transfrontalières : les gouvernements de la région des Grands Lacs pourraient s’entendre et instaurer des zones d’activité transfrontalières (ZAT), a-t-il conclu.

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