Burundi : la lutte contre les drogues nécessite une législation claire

0
95
Advertisement


Certains toxicomanes ont affirmé qu’ils ont commencé à consommer ces stupéfiants par simple goût . Celui-ci dit qu’il a stoppé la consommation de ces derniers grâce à l’assistance psychosociale. « J’ai commencé à prendre de la drogue par un simple goût . J’ai abandonné la consommation grâce à l’assistance psychosociale que j’ai bénéficiée de la part d’une organisation qui lutte contre la consommation de stupéfiants. »
Pour Richard Nininahazwe, coordinateur national de Bapud : ” les drogués sont un casse- tête et pour la famille et pour la société. Ils volent soit l’argent ou d’autres biens pour se procurer les moyens d’acheter ces produits. Ils se tiennent à l’ écart des autres. Dans la société, ils sont stigmatisés par les autres et bien plus ils sont plus exposés au sida et de citer. Selon les professionnels de santé, la consommation des drogues entrainent l’amenuisement de la santé.
Docteur Patrick Rukundo, médecin au Réseau national des jeunes vivant avec le VIH/sida (RNJ+) déplore le fait qu’ils ne prennent pas correctement les médicaments :” les preneurs de drogues ont du mal à respecter les prescriptions médicales. Il leur est difficile voire impossible de prendre la dose du médicament tel que prescrit par le médecin. Certains d’ entre eux affirment qu’ils mangent rarement.”

Les panelists de BAPUD


La lutte contre la prolifération et la consommation des drogues nécessite une synergie des intervenants en la matière. Les organisations de lutte contre la consommation de ces produits, de même que certains administratifs trouvent que la loi qui réprime l’usage des drogues est lacunaire. « Le code pénal burundais n’est pas t clair. Ils déplorent que le cultivateur, le vendeur et les preneurs de drogues soient punis de la même manière. Selon eux, il devrait y avoir une différence les peines encourues par ces trois catégories »
Les anciens usagers des drogues se disent satisfaits par la mesure du ministère de la santé publique autorisant l’importation de la méthadone qui permet de neutraliser le besoin physique d’héroïne sans provoquer d’effets hallucinatoires.
Signalons que sur 175 preneurs de drogues enquêtés en mairie de Bujumbura seulement 16% d’ entre eux ont terminé le secondaire et 2% ont terminé l’université selon l’ABS) alliance burundaise contre le sida

Christophe Niyongendako, stagiaire

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here