Burundi : la réduction de la surpopulation carcérale , une des priorités de la nouvelle ministre de la justice

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Jeanine Nibizi, la ministre de la justice récemment nommée a dit lors de la remise et reprise que la réduction du nombre de prisonniers en détention préventive sera une priorité. CNIDH déplore le taux de détention préventive élevée, soit 45,5% au Burundi en 2019.

Mme Jeanine Nibizi, ministre de la justice au micro.

Selon Jeanine Nibizi, nommée ministre de la justice il y a quelques jours, fils du ministère juste le plus possible pour que les détenus ne soient pas victimes de la lenteur judiciaire.

Nibizi fait savoir que, dans certains cas, un prisonnier peut rater une chance du fait que son dossier n’est pas encore clôturé. Ce prisonnier ne peut pas bénéficier de la grâce présidentielle ou libération inconditionnelle, explique-t-elle lors des cérémonies de remise et de reprise avec la ministre sortante Aimée Laurentine Kanyana, dans la soirée de ce jeudi 2 juillet 2020 au sein du ministère.

Ce nouveau membre du gouvernement indique que l’instauration d’une justice de proximité sera également priorisée. Cela permet aux citoyens sollicitant les services de la justice d’en bénéficier facilement, souligne Jeanine Nibizi, ministre de justice entrant.

D’après le rapport des activités de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) pour l’année 2019, cette Commission indique qu’une capacité d’accueil de 4194 personnes, le taux d’occupation dans toutes les prisons , était de 273,3% en date du 27 décembre 2019. Et qui aurait tendance à la détention prolongée s’observe.

Elle explique que sur un total de 11464 prisonniers, 5224 étaient encore en détention préventive, soit 45,5%.

Selon toujours cette Commission défendant les droits de la personne humaine, les prisonniers dont les dossiers sont devant les juridictions d’appel, ceux qui ont été transférés en provenance d’autres prisons et les coaccusés incarcérés dans les prisons différentes, ceux des victimes de la lenteur judiciaire.

La CNIDH fait savoir que devant les juridictions d’appel, le retard dans la transmission des dossiers aux Cours d’appel et leurs Parquets généraux, le manque de moyens logistiques pour l’organisateur des sessions d’itinerances ou le transport des prisonniers devant comparaître en publics publiques, entraînent la lenteur judiciaire.

Egide Nduwarugira

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