Burundi : les parents sont appelés à aider dans la lutte contre la consommation des drogues chez les enfants

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La consommation des drogues au Burundi occasionne des conséquences néfastes pour la société. Les différents intervenants lors du lancement de la campagne “Nokora iki?” ont souligné que les drogues engendrent autant de problèmes chez les toxicomanes que ce soit au niveau sanitaire, comportemental sans oublier les résultats scolaire

M. Valentin Havyarimana , président de l’ABMPD

“ Les parents devraient prendre en main cette question cruciale tout juste au foyer. D’où la sensibilisation s’avère importante” , comme le précise le président de l’Association Burundaise pour un Monde de Paix sans Drogues, ABMPD, M.Valentin Havyarimana. C’était lors du lancement de la campagne « Nokora iki ? » des associations ABMPD, village hearth action (VHA) et l’association Social for développement qui s’intéresse à la protection des enfants . Elles se sont réunies pour sensibiliser les parents en rapport avec les drogues ce 23 Juillet 2020.

Les statistiques de la consommation des drogues au Burundi restent préoccupantes. « 9,7% en 2015 représentent les adultes qui consomment le tabac contre 0,39 % enfants de 10-14 ans, soit 2500 enfants qui prennent tous les jours du tabac », déplore le Dr Jean Marie Blaise Migabo, un des conférenciers du jour.

Selon lui, pour ceux qui consomment de l’alcool, « en 2012, 61,9% des enfants interrogés, entre 7-20 ans, dans la province de Gitega et en Mairie de Bujumbura affirmaient qu’ils consommaient de l’alcool ».
Lors de son exposé le Dr Migabo a montré des risques liés à la consommation des drogues « simples ». Il a cité entre autres l’abus de substances psychoactives, mauvais usage, l’accoutumance, dépendance aux drogues, usage de drogues par injection. Et de souligner les comportements dangereux liés à l’injection de drogues. Les toxicomanes n’hésitent pas d’utiliser des seringues usagées voir même se partager de ces dernières, s’indigne-t-il. Il ajoute aussi qu’ils emploient des techniques inadéquates d’injection ce qui peuvent provoquer des complications corporelles (les plaies cutanées, ….) , risque de transmission du VIH ,le comportement sexuel à risque, et le suicide pour ne citer que cela.

C’est pour toutes ces raisons que les associations ABMPD,VHA et SAD ont jugé bon d’organiser ces séances de sensibilisation surtout avec les parents, les agents de l’ordre, la direction enfants et famille et toute autre partie prenante pour lancer ensemble la campagne « Nokora iki ? ( Que puis-je faire en français ) » ,selon Valentin Havyarimana, le président de l’association ABMPD.

Cette campagne vise à échanger sur l’apport de tout un chacun dans ce combat de prévenir les enfants contre l’usage de drogues et pouvoir offrir un soutien inclusif aux usagers de drogues, ajoute-t-il.

Il a rassuré que la force d’éradiquer la consommation des drogues émane de la sensibilisation que celles-ci ont déjà entamé. Il conseille tout en chacun à ne pas stigmatiser les consommateurs des drogues, mais plutôt les traiter comme des malades qui ont besoin d’être soignés.

Témoignage en rapport avec les méfaits de drogues


A.I, une dame ancienne consommatrice des drogues a témoigné la situation précaire qu’elle a vécue lorsqu’elle consommait les stupéfiants. « Je subissais l’emprisonnement, j’échouait à l’école à cause de la drogue et je ne pouvais pas rester sans fumer. J’avais commencé à fumé dès les bas âges …. »

Mme Marie Nahimana, mère de Floris témoigne les difficultés vécues lors de l’éducation de son fils.
Mme Marie Nahimana, mère de Floris


Pour Marie Virginie Nahimana mère de Guy Frolis Ntwari a présenté ses moments difficiles qu’elle a vécu suite à son fils Ntwari qui s’était lancé dans la consommation des drogues. « Mon fils ne respectait rien du tout, il a été chassé même de l’école jusqu’à ce que nous avions du l’envoyer à l’étranger pour voir s’il aurait pu continuer ses études mais sans succès. Dès son arrivée au Rwanda, il s’est vite connecté aux autres consommateurs des drogues, ce qui lui a causé des échecs répétitifs. Je conseillerais aux parents de prendre l’éducation des leurs dès les bas âges.
Même avis que les psychologues cliniciens. Ces derniers disent qu’un bon moment d’enseigner ou d’éduquer l’enfant compris entre 3 et 6 ans. C’est à ce moment que les parents sont appelés à prendre en mains leur rôle d’éduquer en parlant aux enfants que la consommation de stupéfiants est mauvaise.


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