Burundi : deux semaines, délai limite pour la commercialisation des emballages non biodégradables

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photo illustrative des sachets en plastique toujours en circulation au differents marchés du Burundi
photo illustrative des sachets en plastique toujours en circulation au differents marchés du Burundi
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L’utilisation des emballages non biodégradables ainsi que leur commercialisation doivent prendre fin dans 2 semaines à compter de l’annonce de cette décision. Le délai de grâce qui a été prévu par le décret a été expiré. C’était dans une réunion organisée à l’intention des représentants des usines de fabrication des emballages non biodégradables ainsi que les marchands de ces derniers, ce mardi 25 août 2020.

Le Ministre Dr Déo Guide Rurema
Le Ministre Dr Déo Guide Rurema

“On trouve encore sur le marché, des sacs et des sachets en plastique sur le marché”, déplore Deo Guide Rurema , Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage . Il dénonce des fraudes des emballages non biodégradables en provenance des pays voisins. Il ajoute aussi que des stocks clandestins dans les usines de fabrication existent encore. Le ministre Rurema indique que des mesures contraignantes vont être prises dans les meilleurs délais à l’endroit de ces derniers en vue de les décourager.
Selon lui, les données fournies par l’Office Burundaise des Recettes (OBR) comparant les résultats de la première évaluation et ceux du juillet 2019 à nos jours (juillet 2020), les importations des sachets et sacs en plastique ont sensiblement diminué. Ces derniers ont passé de plus de 179.967.000Kg pour la période Août 2018 au Juillet 2019 après la mise en place du décret à plus de 82.000Kg du Juillet 2019 à Juillet 2020, soit une diminution de 99%. Pour la matière première, plus de 2.443.000kg à 884.00kg, soit une diminution de 63,8%. Pour les bouteilles en plastique, plus de 1.644.000kg à 1.015.000kg, soit une diminution de 38,25%.

Les produits de substitution sont suffisants au marché

Le ministre l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage salue la présence en grande quantité au marché des produits de substitution. Claude Ntakarutimana, commerçant des emballages non biodégradables voit d’un bon œil cette mesure. Et demande l’existence d’autres mesures d’accompagnement pour qu’il n’y ait pas des victimes de cette décision. “Le délai de grâce de 18 mois accordé par le décret a déjà expiré et une prolongation a été accordée, après des mesures contraignantes seront prises”, rétorque Déo Guide Rurema
Selon Claude Nduwarugira représentant d’une usine utilisant des bouteilles en plastique pour emballer ses produits suggère qu’avoir beaucoup de bouteilles en plastique n’est pas un problème. Il trouve qu’à partir de ces derniers, on peut fabriquer d’autres produits dérivés dont les carreaux, des vitres et autres matériaux. Les gens sans emploi qui peuvent les collecter dans les différents endroits où ils sont jetés, peuvent être payés, d’où la création de l’emploi.
A cette préoccupation, le ministre Rurema invite à bien élaborer ledit plan afin d’y faire une analyse approfondie. Le ministre interpelle la population de recourir aux pratiques traditionnelles en utilisant des paniers, des corbeilles et d’autres matériels matériels dont l’usage ne menace pas l’environnement.
Le décret présidentiel n° 100/099 du 8 Août 2018 interdisant l’importation, la fabrication et la commercialisation des emballages en plastique accordait un délai de grâce de 18 mois, à compter de l’entrée en vigueur de ce décret pour question d’écoulement des stocks disponibles. Après une année depuis l’expiration du délai de grâce, l’utilisation des emballages non biodégradables est une réalité.

Egide Nduwarugira

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