Muramvya : Clôture du second paiement des caféiculteurs burundais

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Lors de la clôture de la seconde phase de campagne de paiement des caféiculteurs à Muramvya, ce lundi 31 août 2020, plus de 2500 caféiculteurs de l’usine Nyarunazi ont reçu la dernière tranche de leur paiement. Ils se réjouissent les efforts du gouvernement en ce qui concerne la filière café. Toutefois, ils demandent la hausse du prix d’un kilo de café cerise.

Salvator Barandagiye, président de la coopérative Nyarunazi


A la colline Nyarunazi de la commune Rutegama, province Muramvya, plus de 600 membres fondateurs du coopérative Nyarunazi regroupés dans 25 associations des caféiculteurs ont été payés. Au total plus de 2500 caféiculteurs ont vendu leur café à l’usine de Nyarunazi, a indiqué Salvator Barandagiye, président de la coopérative Nyarunazi.
Le directeur général de l’office de développement du café, Emmanuel Niyungeko a invité les caféiculteurs à éviter toujours l’usure de la vente précoce des caféiers “umugwazo.” Le café parche washed sera vendu à 1200 fbu le Kg, a tranquillisé Emmanuel Niyungeko. Il a conseillé en outre ces caféiculteurs à bien gérer l’argent reçu. Le directeur général de l’ODECA a demandé aux caféiculteurs de bien entretenir les champs du café afin d’avoir un café de qualité. Il a précisé que la bonne qualité du café fait entre beaucoup de devises.
Les caféiculteurs se réjouissent car, expliquent-t-ils, cette dernière tranche de paiement vient à point nommé où la rentrée scolaire approche. « Après avoir payé les dettes contractées auprès des associations, je vais tout de suite payer l’avance des engrais chimique et acheter le matériel scolaire de mes enfants », se réjouit Claver Butoyi de la colline Rucamumando. Il a promis de continuer à entretenir ses caféiers.
Néanmoins, d’autres caféiculteurs ne sont pas satisfaits du prix du café qu’ils reçoivent par le kilo. Ils indiquent que certains d’entre eux ne s’intéressent plus à la culture de café. Par conséquent, ils préfèrent plutôt d’autres plantes. Ils demandent au gouvernement de revoir à la hausse le prix du café, car selon eux, la culture du café est trop exigeante.

Emmanuel Niyungeko, DG ODECA


A toutes ces préoccupations, le directeur général de l’office de développement du café, Emmanuel Niyungeko les tranquillise en leur promettant que le gouvernement est à l’œuvre pour leur satisfaire. Il a souligné que le réengagement de l’Etat dans cette filière est un signe éloquent qu’il s’active pour redynamiser ce secteur. Le paiement des caféiculteurs se fait à temps, martèle -t-il .

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