Burundi : la prolifération des boissons prohibées inquiète l’ALUMA-Burundi

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La mise en application de l’ordonnance portant détermination de la liste des substances classées comme stupéfiants psychotropes, précurseurs et boissons prohibées au Burundi est l’un des moyens les plus sûre pour éradiquer la consommation de drogues, a indiqué Albert Mbonerane, président de l’ALUMA- Burundi  (Association sans but lucratif « Action de Lutte contre la Malaria », A.LU.MA-Burundi ) lors d’une conférence débat organisée à l’intention des parents ce 28 août 2020.


Selon Albert Mbonerane, président de l’ALUMA- Burundi, la consommation et la commercialisation des drogues a pris une allure inquiétante. Ce qui serait le plus souvent à l’origine des maladies mentales, déplore-t-il. Les conférenciers du jour ont montré les différentes causes ainsi que les conséquences liées à la consommation des drogues. Ils ont cité entre autres la recherche du plaisir, ou chercher comment oublier leurs conditions de vie qu’ils mènent. Dr Lydie Raïssa Ihorimbere, l’une des conférenciers du jour a indiqué que la plupart des patients accueillis au centre d’accompagnement psycho-social Saint François d’Assise sont des jeunes ayant l’âge compris entre 15 ans à 30 ans.
Selon elle, les statistiques montrent que de Novembre 2019 au mois d’Août 2020, sur 156 patients accueillis à ce centre, 126 étaient des consommateurs de drogues soit 80,7% des cas. Ce qui a des impacts négatifs sur la vie socio-économique des toxicomanes.
Elle précise en outre que les hommes dominaient avec un pourcentage de 92%. La tranche d’âge inférieure ou égale à 30 ans représentait 78,57% des cas, tandis que la tranche d’âge supérieure à 30 ans représentait 21,43% des cas. L’âge moyen était de 26 ans avec des extrêmes de 15 ans et 30ans, ajoute-elle.

Amb. albert Mbonerane,représentant légal de l’ALUMA Burundi
Amb. albert Mbonerane,représentant légal de l’ALUMA Burundi

Les différentes sortes de stupéfiants consommées

Les types de drogues consommées étaient le cannabis, le tabac, le booster, les boissons prohibées, la colle, le diazépam, l’héroïne et l’essence avec respectivement 90,47% des cas pour le cannabis, 82,53% des cas pour le tabac,80,15% des cas pour le booster,34,12% des cas les boissons prohibées comme Karibu,2,38% des cas pour la colle, 1,58% des cas pour le diazépam, 1,58% des cas pour l’héroïne et enfin 0,79% des cas pour l’essence, a indiqué Dr Ihorimbere.

Dr Lydie Raissa Ihorimbere


Les drogues précitées font partie des drogues et boissons prohibées récemment ajoutées à la liste des boissons prohibées. « sont considérées comme boissons prohibées, les boissons communément appelées : Umunanasi,Umukororajipo, Igikwete, Umugorigori, Ikibarube,Umudiringi, Igiti, Kanyanga, Kalibu, Igisubi », lit-on dans l’article 13 dudit ordonnance.

Pour pallier ce phénomène, l’ALUMA Burundi recommande à l’Etat d’éradiquer le commerce des stupéfiants. Il demande aussi au gouvernement de soutenir les centres de réintégration sociale. « Nous recommandons aux parents de comprendre le problème de leurs enfants, de ne pas se lasser, de les accueillir et les accompagner tout en évitant de les stigmatiser, et de les indexer au lieu de les rejeter même si c’est difficile. Et de créer des moments de dialogue en eux et leurs enfants et d’échanger à propos de la drogue en général et des méfaits de la drogue en particulier ».

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