Les défenseurs des droits des enfants crient au secours

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Les effort de l’Etat d’intégrer les enfants en situation de rue au sein de leurs familles n’ont pas encore débouché aux résultats escomptes. Des enfants en situation de rue s’observent toujours dans la mairie de Bujumbura, la capitale économique. La pauvreté dans les familles et les conflits entre les parents seraient à l’origine de cette situation.

Au lieu de se rendre à l’école, il aide à griller la viande

Mardi 6 octobre 2020 , il est 10h 40 minutes. Sur le boulevard du peuple Murundi , tout près de l’ecole fondamentale de Buyenzi, trois petits garçons sont en route vers le centre ville. Tout à coup , ces gamins s’arrêtent pour se distraire. Fut l’occasion d’echanger. Un parmi eux baptisé Djuma Irakoze est âgé de 12 ans. Il semble intéresser à la conversation. Une question ouvre le débat, pourquoi n’êtes-vous pas à l’école comme les autres? Le Kirundi lui paraît difficile. Irakoze repond qu’il a quitté l’école étant en 3ème année . Il affirme que ses parents sont tous vivants, mais selon lui, son père est allé au Congo. Le manque du matériel scolaire était à l’origine de son abandon scolaire. Un autre gamin, Jackson Ndayisenga, âgé de 10 ans , a abandonné l’école quand il était en 2ème année primaire. Il dit que son père et sa mère se sont séparés. Son papa habite à Kayanza tandis que sa mère est à Bugarama. Un autre gamin du nom de Nizigiyimana Prince âgé de 9 ans , indique que son père est emprisonné et qu’il reste avec sa maman.

Tous les trois confirment qu’ils peuvent regagner l’école à condition que la nourriture et les matériels scolaire soient disponibles.
Ces enfants révèlent qu’ils n’ont pas de domicile fixe. Chaque matin, leur itinéraire est le même. Ils partent de Kamenge vers le centre ville ou ils errent dans les rues. Jackson Ndayisenga affirme qu’ils sont deja connus par certains chauffeurs de transporteurs en commun, des fois, ils les déplacent.

Un des enfants en situation de rue rencontré en Mairie de Bujumbura

A part les enfants en situation de rue, d’autres enfants constitues de petit groupe s’observent dans les différents coins au centre ville de Bujumbura. Ces derniers sont issus des familles pauvres, rapportent ils. Ils sont contraints d’abandonner l’école suite au manque de soutien financier. Après l’abandon scolaire, certains préférèrent d’aller travailler dans les bars et restaurants tandis que d’autres sont dans les ménages et travaillent comme des domestiques. Les mineurs sont préférable pour les patrons et patronnes. Ces derniers n’exigent pas beaucoup de moyen. Parfois, ils sont comme des domestiques ou bonnes dans les ménages.

Les défenseurs des droits de l’enfant se disent préoccupés

David Ninganza de la Sojpae (Solidarité de la Jeunesse Chrétienne pour la Paix et l’Enfance) fait savoir que la réintégration des enfants en situation de rue a besoin des mesures d’accompagnement. Selon lui, le retour de l’enfant dans sa famille étant donné que les causes lui ont poussées d’embrasser la rue existent toujours n’est pas facile. Il évoque certaines causes qui sont à l’origine de ce phénomène. Il cite entre autres les conflits familiaux, la pauvreté et les orphelins qui sont chassés par certains membres de leurs familles.
Il suggère la conjugaison des efforts de tous les intervenants en matière de la protection des droits de l’enfant.

La subvention étatique et des ONGs de ce projet de la réintégration doit être pris en compte, car la réintégration des enfants demande beaucoup de moyens, explique M.Ninganza. Et pour bien suivre l’exécution de ce projet, il y a d’autres micros projets qu’on doit élaborer: ce sont les activités génératrices de revenus (Agr), pour les familles démunies .
Il appelle l’Unicef et le gouvernement du Burundi de prendre en mains la question des enfants en situation de rue.

Le 20/11 de chaque année , le monde célèbre la journée de l’enfant africain.

Egide Nduwarugira

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