Burundi : « la santé mentale, un domaine négligé »

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Les personnes qui ont des problèmes mentaux sont parfois déconsidérées dans  la société. Annick Nikokeza, coordinatrice nationale de la plateforme des intervenants en psychosocial et en santé mentale souligne que ces dernières sont des patients comme tant d’autres et peuvent être guéris si la maladie est traitée à temps.

Mme Annick Nikokeza
Mme Annick Nikokeza

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la santé mentale, célébrée le 10 Octobre de chaque année, la plateforme des intervenants en psychosocial et en santé mentale (PPSM) en collaboration avec la Faculté de psychologie et de sciences de l’éducation a organisé une conférence universitaire. Annick Nikokeza, coordinatrice de ladite plateforme a indiqué que les malades mentaux sont des patients comme tant d’autres. Ils peuvent être guéris complètement s’ils sont assistés à temps.

Le domaine de la santé mentale semble être oublié

Selon Nikokeza, la santé mentale devrait être prioritaire. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui alors que cette dernière est si importante que la santé physique. Les centres de traitement sont présents mais, il y a beaucoup de choses à faire. Jusqu’à présent le pays (Burundi) n’a que 3 psychiatres. Nikokeza ajoute que le manque de moyens financiers est un autre défi pour ce domaine. Elle demande au ministère de la santé publique d’allouer un budget suffisant à la promotion de la santé mentale.

Professeur Bonaventure Nikoyandoye, partage le même avis avec Nikokeza pour les problèmes entravant le domaine de la santé mentale. Ce dernier indique qu’il y a la non visibilité du service de la santé mentale au niveau du ministère de la santé publique et qu’elle n’est pas suffisamment perçue comme une priorité.

 Environ 1000 cas de personnes ayant des problèmes mentaux sont enregistrés au Burundi chaque année comme le révèle Annick Nikokeza.

 Egide Nduwarugira

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