Burundi : le pouvoir de Gitega accuse la commission onusienne d’enquête d’être commission politique

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La commission onusienne d’enquêtes sur le Burundi devrait reconnaître qu’elle n’est pas apolitique dans ses activités d’enquêter sur le respect des droits de l’homme. Propos de Daniel-Gélase Ndabirabe président de l’Assemblée Nationale du Burundi ce vendredi à Rumonge lors des cérémonies clôturant six semaines d’intenses activités d’exhumation en province Rumonge et Makamba. Il a indiqué que dans le cas contraire, cette commission serait déjà venue au Burundi pour enquêter sur les restes humains exhumés actuellement par la commission vérité et réconciliation (CVR).

Daniel Gélase Ndabirabe, président de la chambre basse du parlement burundais


Ce vendredi 16 octobre 2020, la Commission Vérité et Réconciliation a clôturé de façon provisoire les activités d’enquêtes et exhumations des fosses communes de la crise de 1972 dans la province de Rumonge. Pourquoi la non intervention de l’ONU lors de la crise de 1972? S’interroge Gélase Daniel Ndabirabe, président de l’assemblée nationale.
Il se demande si les personnes tuées et jetées dans les fosses communes n’étaient pas des êtres humains comme tant d’autres. ” Une fois l’ONU serait le bon défenseur du droit de l’homme, elle serait arrivée sur terrain et aurait demandé pourquoi il y a des personnes tuées et jetées dans des fosses communes en 1972. Pour cela l’ONU n’a pas à apprendre au burundais en matière du droit de la personne humaine.
Le président de l’Assemblée Nationale du Burundi, Daniel-Gélase Ndabirabe salue la méthodologie utilisée par la CVR dans l’exécution de ses activités. Pour lui, c’est une méthodologie efficace pour un pays comme le Burundi, car elle ne demande pas trop de moyens. Le président de la chambre basse du parlement burundais demande tout un chacun de faire une introspection afin de demander pardon les uns des autres sur les tueries datant de 1972 qui ont endeuillé le Burundi.

Jean Marie Vianney Niyomwungere, curé de la paroisse Rumonge qui a dirigé une prière en mémoire des victimes de la barbarie de 1972 demande aux burundais à chercher la vérité qui aboutit à la réconciliation.

Pierre Claver Ndayicariye, président de la CVR au micro

Selon Pierre Claver Ndayicariye, président de la CVR, la région du Sud connaît une particularité. Des fosses communes ont été découvertes tout près des églises surtout l’église de Pentecôte. Cas de l’église de Pentecôte de Nyanza-Lac où 489 restes des corps humains après exhumation d’une fosse commune y ont été trouvés.
Le président de l’Assemblée National et Emmanuel Sinzohagera, président du sénat avaient rehaussé ces activités de cette clôture.

« Que chacun fasse une introspection… »

Daniel Gélase Ndabirabe a profité de cette occasion pour appeler les burundais à se pardonner mutuellement. “Que chacun fasse une introspection et demande le pardon à Dieu et aux personnes éprouvées de la barbarie de 1972, car Dieu nous a créé étant des êtres humains nous tous, mais par après nous avons exterminé les créatures de Dieu”.
Depuis le 25 août 2020 au 14 octobre 2020, dans la province de Rumonge, la CVR a exhumé 137 fosses communes et 1221 victimes ont été exhumés à part les inconnus qui ont été aspergées d’essence et brûlées comme le bilan provisoire de la CVR le montre.

Egide Nduwarugira

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