Burundi : Des défis pour certains rapatriés

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Des rapatriés disent vivre des conditions difficiles dues à la pauvreté. Néanmoins, ils sont satisfaits par l’accueil qui leur a été réservé par leurs voisins.  

Conditions de vie difficile dues à la pauvreté, manque de soins de santé sont en autres des défis auxquels font face certains rapatriés. Ils se sont exprimés lors d’un atelier organisé par World Future Active sur la réintégration socioéconomique, cohésion sociale réussie et la lutte contre la violence basées sur le genre de rapatriés et déplacé dans le contexte actuel du Covid-19. 

Nemba Ntakarutimana

Nema Ntakarutimana, rapatriée de la Tanzanie explique qu’avoir de quoi mettre sous la dent devient un casse-tête. Faire soigner ses enfants quand ils tombent malades est un autre fardeau. « Quand mes enfants tombent malades je ne parviens à les faire soigner parce que je n’ai pas des moyens », se lamente-t-elle. Elle dit ne pas  savoir où elle peut aller pour demander une attestation d’indigence. 

Même son de cloche chez  Ferdinand Ntakirutimana rapatriée du camp de Mahamaau Rwanda. Il souffre d’une maladie chronique qui demande des médicaments coûteux. « De retour la HCR nous a donné un quitte de médicaments pour 3 mois. Pour le moment, ils sont épuisés. Je ne vois pas où je vais en trouver », déplore-t-il

Une nécessité d’un accompagnement 

A part ces difficultés, ces rapatriés se disent satisfaits par leur accueil et la cohabitation dans leur entourage.  Philibert Harerimana rapatrié du camp de Mahama au Rwanda dit qu’il est satisfait de la situation qui prévaut dans l’entourage. «Je suis en bonne relation avec mes voisins jusqu’aujourd’hui», se réjouit-il. 

Ils demandent  au gouvernement et à tous les bienfaiteurs de leur venir en aide. Ils parlent surtout un accompagnement avec des petits capitaux pour leur autofinancement. Cela leur  permettra de subvenir à leurs besoins quotidiens. 

Face à ces appréhensions, Cyprien Nduwimana chargé de rapatriement au ministère de l’intérieur a demandé aux rapatriés de se sentir bien intégrés dans la société. Il les a appelésd’intégrer et de participer comme tous les autres dans les associations  et coopératives. « Commencez- à initier des petits projets de développement », a-t-il insisté. 

Zénon Kwizera coordinateur du projet santé mentale et soutien psycho social à la croix rouge a demandé aux organisations qui viennent en aide aux rapatriés d’intégrer aussi le soutien psychologique. Selon lui, il faut que cette catégorie des gens soit assistée pour les aider à s’intégrer positivement et à comprendre que le danger qui les a poussés de fuir n’est plus là.

Signalons que la durée du statut de rapatriement et déplacé interne est de 2 ans dans le plan stratégique du gouvernement du Burundi.

Jean Marie Vianney Niyonkuru

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