Burundi/Economie : L’industrie, facteur incontournable du développement économique

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A l’issue d’une conférence de presse de ce vendredi 13 novembre, le président de l’Association des Industriels du Burundi, AIB, a indiqué que l’insuffisance des infrastructures énergétiques et des devises entrave la réussite du secteur industriel. Le but était d’informer sur le lancement officiel des activités du Salon Industriel, Troisième Edition , prévu en date du 17 au 19 décembre à Bujumbura sur le thème : « L’industrie, incontournable facteur de développement économique »

Olivier Suguru , président de l’AIB

L’association des industriels du Burundi, AIB trouve que l’insuffisance des infrastructures énergétiques et des devises sont des principaux défis auxquels fait face le secteur industriel burundais. « Il y a eu l’augmentation de l’énergie dans le pays car jusqu’à présent il n’y a plus de délestage. Mais le courant actuel n’est pas suffisant pour les industries », a indiqué Olivier Suguru, président de l’AIB. Et d’espérer qu’avec la construction des nouvelles infrastructures énergétiques, la situation va être normalisée. 

M. Suguru fait savoir que la question de devises touche fortement le secteur industriel qui en a besoin pour fonctionner. Pour lui, cette question liée aux devises n’est pas encore réglée complètement et affirme que les industries sont les premières à en souffrir. « L’industrie, incontournable facteur de développement économique », a-t-il insisté. Selon lui, l’économie burundaise doit trouver un nouveau moteur complémentaire avec l’aide des partenaires. Ce moteur serait une industrie robuste appuyé par des infrastructures énergétiques et des transports nationaux et régionaux diversifiés.

Olivier Suguru explique que le Burundi possède un potentiel non négligeable de réserves minières importantes qui pourraient booster son économie. Selon certains rapports, dit-il, le sous-sol national est  riche, il recèle de réserves de nickel, de vanadium, de phosphates, de l’or, des carbonates, de la cassitérite, des platinoïdes et des terres rares non exploitées. Il est estimé que le pays détiendrait la deuxième réserve de coltande la région et de 6% des réserves mondiales de nickel. Le wolframite constitue près de 40% de la production minière, la tantalite de 30%. 

L’industrie agroalimentaire plus que nécessaire

Selon le numéro un des industriels du Burundi, la manufacture agroalimentaire et chimique pourrait dynamiser la croissance agricole en permettant la production de produits alimentaires finis, et en produisant localement les fertilisants nécessaires à l’augmentation du rendement agricole. Il rappelle que la surproduction des fruits surtout des mandarines dans la province de Rumonge et les tomates dans la province de Cibitoke mérite d’être transformée.

Il invite les industriels  membres de l’AIB, œuvrant dans le secteur de la production des jus de fruits à  promouvoir l’implantation de leurs usines en milieu rural pour non seulement absorber cette matière première et profiter d’une main d’œuvre moins cher. C’est aussi l’objectif de s’aligner sur la politique du gouvernement actuel de la promotion des coopératives, aujourd’hui, opérationnelles sur toutes les collines du pays. 

Signalons que l’industrie burundaise représente 17% du produit intérieur brut (PIB) et offre un emploi environ 2% de la population. L’Association des industriels du Burundi (AIB) a été créée le 26 août 1999 par un groupe de représentants des entreprises à caractère industriel en vue de constituer un cadre approprié pour la défense et le développement des intérêts professionnels des industries du Burundi

 Egide Nduwarugira

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