Burundi/ UE : Sur la trajectoire de la levée des sanctions

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Amb. Claude Bauchu est assis à droite de son homologue burundais, Albert Shingiro.
Amb. Claude Bauchu est assis à droite de son homologue burundais, Albert Shingiro.
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Un troisième round de dialogue politique entre le Burundi et l’Union Européenne, UE s’est tenu à Bujumbura ce jeudi 24 juin 2021. Ces rencontres font dans le cadre de réchauffer les relations refroidies depuis mars 2016.

Photo de famille après la 3è réunion
Photo de famille après la 3è réunion

Albert Shingiro, ministre des affaires étrangères et de la coopération au développement a dit espérer la levée définitive des sanctions de l’Union européenne contre le Burundi dans les prochains jours.  C’était lors d’un point de presse en marge de la session de dialogue politique entre les deux parties (Burundi-UE).

Ce membre du gouvernement explique que l’UE a montré l’initiative politique de lever ces sanctions. Il s’appuie sur la demande de suspension des sanctions sur le Burundi du groupe d’experts du 27 pays membre de l’UE et de tous les ambassadeurs au Burundi de l’UE. M. Shingiro fait savoir qu’il espère que le conseil prochain des ministres de l’UE prendra en considération cette demande des experts et ambassadeurs.

D’après lui, c’est pour l’intérêt du peuple burundais et des peuples des pays membre de l’UE. « Aucun pays ne se suffit. Chaque pays a besoin de l’autre », souligne-t-il.  Et de promettre qu’après la levée des dites sanctions, le Burundi continuera à entretenir des bonnes relations avec ses partenaires.

De son côté, Claude Bochu, ambassadeur de l’UE au Burundi, affirme que l’évolution des choses est positive. Il se dit confiant que les relations seront très étroites entre le Burundi et l’UE sur la scène mondiale. M. Bochu souligne qu’ils s’attendent à ce que les réformes annoncées soient mises en œuvre par le conseil des ministres de l’UE dans les jours à venir.

A part le ministre Albert Shingiro et l’ambassadeur Claude Bochu, le président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, CNIDH ainsi que les ambassadeurs des pays membres de l’UE dont celui de la France, Allemagne et Pays-Bas étaient présents.

Les sanctions contre le Burundi ont été prises par l’UE en 2016. 
En mars 2016, au plus fort de la contestation du 3ème mandat du président d’alors Pierre Nkurunziza, l’Union européenne (UE) avait “suspendu les appuis financiers directs fournis à l’administration burundaise, y compris les appuis budgétaires, mais avait maintenu intégralement son soutien financier à la population et son aide humanitaire”.   

 Egide Nduwarugira

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