Le CDE préoccupé par l’autonomisation de la femme burundaise

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Agathe Nsengiyumva :la femme burundaise rencontre beaucoup de contraintes liées à la culture et la tradition burundaise , les stéréotypes de tout genre
Agathe Nsengiyumva :la femme burundaise rencontre beaucoup de contraintes liées à la culture et la tradition burundaise , les stéréotypes de tout genre "
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La femme burundaise travaille toute sa vie sur une terre qu’elle ne possède pas. C’est dernière n’a pas droit à prendre une décision en rapport avec la production. Aimable Manirakiza, Directeur Exécutif du Center for developpement and entreprises (CDE) indique qu’il faut que la femme burundaise soit héritière de la propriété qui serait la base de son autonomie

Aimable  Manirakiza Directeur Executif de CDE: "le CDE a comme mission, la réduction desdites barrières pour arriver à l'auto-développent de la femme burundaise."
Aimable Manirakiza Directeur Executif de CDE :”Le CDE a comme mission, la réduction desdites barrières pour arriver à l’auto-développent de la femme burundaise.”

Selon Aimable Manirakiza, les barrières juridiques encore persistant, les contraintes socio-culturelles font que l’autonomisation et la promotion des droits de la femme vont décrescendo. Manirakiza  indique que le CDE a comme mission, la réduction des dites barrières pour arriver à l’auto-développent de la femme burundaise. « Peu de femmes ont accès aux crédits bancaires suite au manque de l’hypothèque tandis que les hommes peuvent hypothéquer leurs propriétés ».

Le Directeur Exécutif de CDE appelle les femmes burundaises à être les premières à défendre leurs droits, surtout celui lié à l’héritage d’une propriété. C’était  lors d’une étude sur les réformes pertinentes pour l’élimination des barrières culturelles et socio-économiques freinant l’autonomisation de la femme burundaise présentée ce lundi le 12 juillet 2021à Bujumbura.

Quant à Agathe Nsengiyumva, Consultante dans l’autonomisation des femmes , leadership ,renforcement des capacités et expert fiscal , dans le milieu rural , la femme burundaise rencontre beaucoup de contraintes liées à la culture et la tradition burundaise , les stéréotypes de  tout  genre dont : “Nta jambo ry’umugore” , “Nta nkokokazi ibika isake ihari,…,”, le surchargé des travaux ménagers , dénigrement , auto-exclusion ainsi que l’éducation traditionnelle des filles.

 Selon toujours Nsengiyumva, toutes ces barrières font que les filles et femmes se minimisent elles-mêmes. Il est difficile, dit-elle, pour les femmes non instruites de tenir un discours devant le public. Cette consultante affirme que dans le milieu urbain les choses sont dans le bon chemin par rapport au milieu rural. Elle indique que la sensibilisation s’avère nécessaire pour arriver à un stade où il n’y aura plus des barrières socio-culturelles décourageant les femmes et filles.

A.M  étudiante de l’université des Grands Lacs (UGL, Campus Saint Michel)  fait savoir que l’héritage des  filles  au même pied d’égalité que leurs frères est un sujet qui ne l’intéresse pas. «  Le partage équitable entre les filles et garçons est impossible. Je ne peux pas me tracasser en demandant une portion de la propriété égale à celle de mon frère », explique-t-elle. 

Elle rejointe par Amissa Ndayisaba, une domestique travaillant dans la zone Buyenzi de la Commune Mukaza. Quant à elle, même Dieu n’a pas voulu qu’il y ait une égalité entre  fille et fils. «  Même si on hérite une propriété, on est contraint de ne pas la vendre, Dieu n’a pas établi une égalité entre nous et nos frères ».

Le projet why women de CDE préconise sensibiliser les filles et femmes de l’intérieur du pays en vue de réduire les barrières qui entravent l’autonomisation de la femme burundaise.

                         Egide Nduwarugira

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