Burundi: la ville de Bujumbura , proie des ravins

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Les catastrophes naturelles menacent actuellement différents points de la capitale économique du Burundi. Des glissements de terrains s’observent dans toutes les communes composant la mairie de Bujumbura. Dans certains endroits , les gens qui y habitent ont été contraints de vider les lieux. La pression anthropique est parmi les causes des ravins .

Le ravin qui sépare le quartier Bukirasazi 1 et 2 de la zone Kinama

Dans cette saison pluvieuse où la plaine de l’Imbo enregistre de forte pluies. Les ravins deviennent de plus en plus un problème sérieux pour les différentes zones de la mairie de Bujumbura. A Busoro , certaines maisons construites tout près de la rivière Kanyonsha , sont en danger suite aux glissements de terrains . Cependant , on y trouve des gens qui font de l’extraction anarchique des moellons dans cette rivière comme on l’a constaté lors d’une visite effectuée par la plateforme national chargé de la prévention des risques et de gestion des catastrophes, ce vendredi 22 avril 2022.

Au quartier Nkega-Busoro, des éboulements s’y observent. Dévote Ndayisenga , administrateur de la Commune Muha , a déploré le comportement indigne de certains gens qui continuent à ériger des maisons dans des zone à risque. Elle a fait savoir que l’administration ne cesse de sortir des communiqués interdisant la construction des maisons dans ces zones à risque, mais les récalcitrants y construisent pendant la nuit.

Non seulement Busoro et Nkenga , mais aussi le quartier Gisyo , il y a une partie de cette zone se trouvant dans une état critique. Les bâtiments du lycée de la Convivialité de Kanyosha et la Paroisse Kanyosha sont menacés par un grand ravin.

Dans la commune de Mukaza , des infrastructures publiques comme l’école Aurore de l’avenir de Nyakabiga , le Lycée municipal Mutanga Sud , toutes ces deux écoles érigées non loin de la rivière Ntahangwa , ont des salles de classes qui ne sont plus utilisables suite aux glissements de terrains. A l’école Aurore de l’avenir , une salle de classe a déjà présenté une fissure. Au quartier Mugoboka I , un petit marché a été effacé par les éboulements. Dans cette endroit , une église connue sous le nom de l’Eglise de la paix de Jésus-Christ dans le monde ainsi qu’un Centre de Santé nommé Kenguruka , seront les proies des éboulements si rien ne se fait dans les meilleurs délai.

Les rivières Cari , Gatunguru , Nyakabugu et le caniveau séparant Bukirasazi I et II , de la commune urbaine de Ntahangwa , ont besoins des opérations de secours d’urgence.

Quelle est l’origine de ces éboulements?

Selon , Ir Mjr Léonidas Nibigira , expert environnementaliste , beaucoup de facteurs , sont à l’origine desdits glissements de terrains. La nature du sol , travaux anthropiques comme l’extraction anarchique des moellons , la démographie galopante et autres facteur sont les causes principales de ces catastrophes naturelles, explique -t-il.

Il appelle le gouvernement de mettre en place des règles en rapport avec l’extraction des moellons. Et de conseiller la population de respecter les 20 mètres prévus par la loi lors de la construction des maisons tout près des rivières. Nibigira a aussi indiqué qu’une bonne gestion des eaux des ménages et de ruissellement , serait un atout.

Que deviendrait les victimes touchées par les effets du changement climatique en Mairie de Bujumbura

Anicet Nibaruta , président de la plateforme nationale chargé de la prévention des risques et de gestion des catastrophes , a indiqué que pas mal de ménages sont en danger du fait que les 20 mètres prévus par la loi n’ont pas été respectés. Ce dernier a indiqué que ceux qui ont été touchés par ces catastrophes , seront réinstallés dans d’autres zones comme on est en train de le faire pour ceux de Gatumba.

Jean Pierre Gatore , Commissaire Général de l’OBUHA , a indiqué qu’ils sont en train de mobiliser les fonds afin de stabiliser ces rivières. Le caniveau passant dans le quartier Bukirasazi sera le premier à être réhabilité car les moyens sont déjà disponibles . Un montant de un milliard deux cents millions est octroyé à l’OBUHA pour cet effet.

Il a fait savoir que son institution est à l’œuvre pour pouvoir stabiliser ces rivières, mais les moyens nécessaires lui font défaut. Ce qui entraîne un grand retard de ses activités . Il lance un appel vibrant auprès du gouvernement et des bailleurs à fin de disponibiliser les moyens pour réhabiliter ou protéger les infrastructures publiques et privées le plus tôt possible. Avis partagé par la population menacée par les effets climatiques. Ces derniers demandent avec insistance que les bienfaiteurs leur viennent en aides.

Egide Nduwarugira

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