Burundi : 10 contradictions face à l’économie selon la Parcem

0
133
Advertisement

Après 60 d’indépendance et 2 ans du leadership du Président Evariste Ndayishimiye, de bonnes intentions et annonces ont été faites, mais des contradictions subsistent. Propos de Faustin Ndikumana, directeur national du Parole et Action pour le Réveil des consciences et l’Evolution des Mentalités (PARCEM) lors d’une conférence de presse animée ce 30 juin 2022,  à Bujumbura.

Faustin Ndikumana, Directeur National de Parcem

Soixante ans de l’indépendance, des contradictions subsistent malgré les bonnes intentions et annonces du président Evariste Ndayishimiye, Faustin Ndikumana déplore-t-il. Le passé sombre qu’a connu le pays pèse encore sur la cohésion sociale, souligne-t-il. La PARCEM inventorie 10 contradictions qui devraient être levées pour qu’il y ait un décollage économique du pays.
Lesdites contradictions sont entre autres :- vouloir décoller économiquement alors qu’on n’accepte pas que la situation est anormale, pour guérir un mal, il faut en être conscient et l’accepter, Ndikumana fait-il savoir. On veut aussi que l’économie du pays décolle sans cohésion sociale, sans traçage d’un trajectoire à suivre, sans la mise en avant des compétences, sans la stratégie de mobilisation de ressources externes, sans la transparence et la rigueur dans la gestion des finances publiques, sans lutter la corruption, sans rendre apolitique l’administration et séparer les affaires de l’État et celles du parti, sans considérer le secteur privée et l’industrialisation, sans agir comme il faut pour profiter des potentialités dont dispose le pays en ressources naturelles en pensant que Dieu fera la tâche à notre place, une fois toutes ces contradictions ci haut inventoriées ne sont pas levées, l’économie burundaise ne décollera jamais ,a martelé Ndikumana.


Nonobstant, la PARCEM apprécie la reprise de la coopération avec les bailleurs de fonds, fin progressive de l’isolement diplomatique du pays même si les défis comme faibles adhésion des hauts cadres aux grandes réformes, la culture des burundais de peur ou d’hostilité aux changements ainsi que les moyens financiers insuffisants existent toujours.
Sortir les recommandations de la grande réunion du Forum qui avait mobilisé tant de ressources humaines et organiser une réunion d’arbitrage pour trancher sur la trajectoire à suivre (priorités et réformes) arbitrage avec d’autres documents comme le politique national de développement , mettre sur pied un système de suivi évaluation efficace dans tous les secteurs de la vie nationale avec une culture de résultats évaluables, organisation des débats sur la cohésion nationale pour cimenter la réconciliation nationale et rompre avec le passé sombre et lourd qui accoucherait d’un ordre de gouvernance dont le Burundi a tant besoin, sont les unes des recommandations pertinentes que PARCEM fait à l’endroit du nouveau leadership incarné par le Président Evariste Ndayishimiye sous forme de feuille de route.
Dans son discours adressé à la nation, à la veille de la célébration du 60è anniversaire de l’indépendance du Burundi, le président de la république Evariste Ndayishimiye a appelé les burundais à la cohésion sociale, et les a invités à éviter la négligence en disant que ceux dont l’économie a déjà décollé leur viendront en aide. Personne ne peut pas dire qu’elle est indépendante alors qu’elle mendie encore, Ndayishimiye a-t-il souligné.

Egide Nduwarigira

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here